Les 16 termes essentiels à connaître pour parler cybersécurité et assurance cyber comme un expert, expliqués sans jargon pour les dirigeants de PME et TPE françaises.
Logiciel malveillant qui chiffre vos données et exige une rançon pour les déchiffrer.
Le ransomware (ou rançongiciel) est aujourd'hui la première menace cyber pour les PME françaises. Il pénètre via un email piégé, une faille non corrigée ou un accès distant compromis, puis chiffre fichiers et serveurs. Les attaquants exigent une rançon en cryptomonnaie. Coût moyen pour une PME : 50 000 à 500 000 € (rançon + arrêt + reconstruction).
Phishing
Email ou SMS frauduleux usurpant une identité de confiance pour voler des identifiants.
Technique d'ingénierie sociale visant à inciter une victime à cliquer sur un lien ou à transmettre des informations sensibles (mot de passe, RIB). Représente la porte d'entrée de plus de 90 % des cyberattaques. Variantes : spear phishing (ciblé), smishing (SMS), vishing (voix).
BEC — Fraude au président
Email frauduleux usurpant un dirigeant pour ordonner un virement urgent.
Le Business Email Compromise (BEC) consiste à se faire passer pour un dirigeant, un fournisseur ou un avocat afin d'obtenir un virement bancaire vers un compte frauduleux. Préjudice moyen en France : 89 000 € par incident. Couvert par la plupart des bonnes assurances cyber PME.
MFA — Double authentification
Sécurité supplémentaire combinant mot de passe + code temporaire ou clé physique.
L'authentification multifacteur (Multi-Factor Authentication) ajoute une vérification (code SMS, application, clé YubiKey) au mot de passe. Bloque 99,9 % des attaques par compromission de compte selon Microsoft. Souvent exigée par les assureurs cyber comme condition de couverture.
EDR
Antivirus de nouvelle génération basé sur l'analyse comportementale.
Endpoint Detection and Response : surveille en continu les postes et serveurs pour détecter les comportements suspects (chiffrement massif, escalade de privilèges) au-delà des signatures classiques. Indispensable face aux ransomwares modernes.
Sauvegarde 3-2-1
3 copies des données, sur 2 supports différents, dont 1 hors-ligne.
Règle de référence pour résister à un ransomware : 3 copies, 2 supports (disque + cloud par exemple), 1 hors-ligne ou immutable (déconnectée du réseau). Une PME sans sauvegarde testée récemment a 80 % de risque de payer une rançon.
RGPD
Règlement européen sur la protection des données personnelles.
Le Règlement Général sur la Protection des Données impose à toute organisation traitant des données personnelles européennes des obligations strictes (consentement, registre, sécurité). En cas de violation : notification à la CNIL sous 72h et sanctions jusqu'à 4 % du CA mondial.
NIS2
Directive européenne 2025 imposant des obligations cyber renforcées à 18 secteurs.
Network and Information Security 2 : remplace NIS1 et étend le périmètre à environ 15 000 entités françaises (énergie, santé, agroalimentaire, fournisseurs numériques, etc.). Obligations : analyse de risques, gestion des incidents, notification ANSSI, responsabilité personnelle des dirigeants. Sanctions jusqu'à 10 M€.
DORA
Règlement européen 2025 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier.
Digital Operational Resilience Act : s'applique à toutes les entités financières (banques, assureurs, fintechs, courtiers). Impose la gestion des risques TIC, des tests de résilience, la gestion des prestataires critiques et la notification d'incidents majeurs.
Zero Trust
Modèle de sécurité où aucune connexion n'est implicitement de confiance.
Approche "never trust, always verify" : chaque accès (utilisateur, machine, application) est vérifié dynamiquement, indépendamment du réseau d'origine. Bloque le déplacement latéral d'un attaquant qui aurait pénétré le périmètre.
Shadow IT
Outils numériques utilisés par les salariés sans validation de la DSI.
Le Shadow IT (Dropbox personnel, ChatGPT, WhatsApp pro) crée des fuites de données invisibles et non assurables. Première cause silencieuse d'incidents cyber dans les PME en croissance.
Supply Chain Attack
Attaque par rebond via un fournisseur ou un logiciel tiers compromis.
L'attaquant compromet un prestataire (logiciel, MSP, mise à jour) pour atteindre ses clients. Cas emblématiques : SolarWinds, Kaseya, MOVEit. Couverte par les bonnes assurances cyber via la garantie "prestataire".
Forensic
Investigation technique post-incident pour comprendre une cyberattaque.
Analyse approfondie menée par des experts pour identifier l'origine, le mode opératoire et l'étendue d'une compromission. Coût : 15 000 à 60 000 € pour une PME, généralement pris en charge par l'assurance cyber.
Perte d'exploitation cyber
Manque à gagner causé par un arrêt d'activité suite à une cyberattaque.
Garantie clé d'un contrat cyber : indemnise la marge brute non réalisée pendant l'arrêt informatique, plus les frais supplémentaires d'exploitation. Délai de carence à comparer entre contrats (idéalement 8 à 12h).
ANSSI
Agence française de cybersécurité, autorité nationale en matière de sécurité des SI.
L'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information édite référentiels (PSSI, PSSI-E), labels (SecNumCloud) et accompagne les opérateurs critiques. Les notifications NIS2 lui sont adressées.
CNIL
Autorité française de protection des données personnelles.
Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés : reçoit les notifications de violation de données sous 72h, contrôle la conformité RGPD, prononce les sanctions financières (jusqu'à 4 % du CA mondial).
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